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Atelier nomade de la naturaliste_carte
atelier nomade de la naturaliste_protocole quotidien

L'ATELIER NOMADE DE LA NATURALISTE

VOYAGE À VÉLO DE L'ALASKA AU PANAMA

 

Le 1er juin 2023, je partirai pour un voyage à vélo de 11 mois qui nous emmènera, mon conjoint et moi, de l’Alaska au Mexique. Durant ce voyage, je poursuivrai mon protocole de création quotidien débuté il y a trois ans, qui consiste à dessiner quatre ENTITÉS par jour jusqu’à ma mort. Pour ce faire, je déploierai quotidiennement mon atelier portatif dans les lieux que nous traverserons.

 

Cet atelier est constitué de sept éléments : 1) la chaise de la naturaliste sur laquelle je dessinerai mes ENTITÉS, 2) les 48 boitiers hebdomadaires de 28 cartes, pour ranger les 1344 cartes sur lesquelles je dessinerai mes ENTITÉS, 3) le stylo pour dessiner et ses recharges, 4) deux carnets : le premier pour noter l’heure et le lieu de création de chacune de mes ENTITÉS, le deuxième pour y noter mes réflexions sur les impacts des activités humaines sur le vivant, 5) une carte de l’Amérique du Nord incluant le tracé de notre trajet et une description de mon protocole de création quotidien, 6) une boite en plastique hermétique pour transporter les 48 boitiers et les autres éléments précités, 7) une table pour y déposer : boitiers, carnets, carte et stylo.


Dans le cadre de ce projet, mon protocole de création quotidien sera par ailleurs orchestré autour de ces quatre étapes : 1) aller à la rencontre du vivant, 2) déployer mon atelier portatif, 3) dessiner mes 4 ENTITÉS en m’inspirant de cette vie foisonnante qui m’entoure, 4) être prise en photo, dans mon atelier nomade, lors de l’exécution de mes ENTITÉS.


Pour nourrir ce projet, je m’inspirerai finalement des méthodologies de terrain des peintres qui peignaient sur le motif et des premières femmes naturalistes qui allaient à la rencontre de leurs objets d’études (Zhong Mengual, 2021) . Ce pour quoi le nouveau personnage que j’incarnerai dans ce projet qui fait œuvre est la naturaliste et qu’il en inspire le titre.


Les objectifs de cette œuvre sont quant à eux multiples. Je souhaite tout d’abord aller à la rencontre des paysages et du vivant qui le peuple pour m’en inspirer et dessiner mes ENTITÉS. Mon attention se portera ainsi sur cette vie (plantes, insectes, oiseaux, animaux...) que je rencontrerai et de laquelle l’être humain se coupe de plus en plus.


J’y observerai non seulement la nature, mais également la place que l’être humain occupe sur ces territoires et son rôle dans la crise écologique (fonte des glaciers, nuisance sonore, déforestation, feux de forêt, montée des eaux...). Je consignerai dans un carnet mes réflexions à ce sujet.


Je réfléchirai pour finir aux rapports qu’entretient notre société à la croissance économique sans limites et aux impacts de ce paradigme dans nos vies (accumulation démesurée des richesses, rapports de domination, compétitivité extrême, rythme effréné...). En choisissant le vélo comme mode de transport principal, je souhaite ainsi expérimenter une ode à la lenteur, de même qu’une sobriété volontaire. Ce qui m’anime dans ce projet, c’est une volonté de prendre le temps de m'approcher et de m’imprégner de cette vie qui m’entoure. Étant donné qu'à notre époque l’exploitation et la vitesse sont les maitres mots de nos sociétés et qu’il est devenu difficile d’apprécier le vivant faute de temps ou d’éducation du regard, il me semble pertinent et nécessaire d'en prendre le contrepied à travers un projet artistique engagé.

Je noterai finalement que mon voyage sera ponctué par des arrêts dans des lieux d’art contemporain. Ces escales me permettront d’y présenter ce projet et de partager mes préoccupations sur les enjeux écologiques.

PRÉSENTATIONS PUBLIQUES

 

Avant d'activer cet atelier nomade, lors de ce voyage qui nous emmènera de l'Alaska au Panama, plusieurs présentations publiques  ont été programmées pour dévoiler ce projet et son protocole quotidien.

La première itération de cet atelier a actuellement lieu dans le cadre de l'exposition Stanley Février. les vies possibles / menm vye tintin (remix), au Centre d'exposition de l'Université de Montréal. Dans le contexte de cette exposition personnelle de l'artiste Stanley Février, j'ai été invitée à participer à sa nouvelle pièce installative Tentes pour y présenter mon atelier nomade et m'exprimer sur la précarité et le désarroi auxquels peuvent être confrontés les artistes.

La deuxième version de cet atelier a quant à elle était présentée dans le cadre d'un événement venant  souligné les 25 ans du Doctorat en études et pratiques des arts. Lors de cette journée d'étude,  discursive et festive, j'ai présenté ce projet sous la forme d'une performance ponctuelle. L'idée était de déployer l'atelier et d'y dessiner mes quatre ENTITÉS quotidiennes. Mon objectif était de tester une première fois cet atelier en public et d'exposer comment j'opérerai pendant ce voyage.

La troisième et dernière mouture de cet atelier sera finalement présentée au 6B, dans le cadre d’un échange et d'une collaboration avec le Centre d’artiste Agrégat. Lors de cette résidence, je testerai le déploiement de cet atelier portatif dans Paris, la réception que s'en fait le public et les modalités de documentation photographiques. La résidence se clôturera par une exposition où sera révélée la forme finale de cet atelier et une première série de photographie « l’atelier nomade dans le territoire parisien ».

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